« La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c’est un poème ; c’est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c’est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c’est de la nostalgie, c’est du rêve. La Rue de la Sardine, c’est le chaos. Chaos de fer, d’étain, de rouille, de bouts de bois, de ronces, d’herbes folles, de boîtes au rebut, de restaurants, de mauvais lieux, d’épiceries bondées et de laboratoires. Ses habitants, a dit quelqu’un, « ce sont des filles, des souteneurs, des joueurs de cartes et des enfants de putains » ; « ce quelqu’un eût-il regardé par l’autre bout de la lorgnette, il eût pu dire : ce sont des saints, des anges et des martyrs », et ce serait revenu au même. »

Rue de la Sardine / John Steinbeck

















Raphaëlle Pluskwa est journaliste radio. Elle travaille pour différents médias et anime des ateliers d'initiation à la radio en région parisienne. Raphaëlle a cofondé le collectif radiophonique MONOBLOC pour lequel elle a réalisé de nombreux documentaires et fictions sonores. Initiée à l’image depuis 2016, elle pratique la vidéo en amateur. La fête de la mer est son premier court-métrage.